26.04.2009

Inégalité VS Egalité

« Au petit homme, il manque tout. Bien avant de courir, il a besoin d’être tiré de sa mère, lavé, couvert, nourri. Avant que d’être instruit des premiers pas, des premiers mots, il doit être gardé de risques mortels. Le peu qu’il a d’instinct est impuissant à lui procurer les soins nécessaires, il faut qu’il les reçoive, tout ordonnés, d’autrui. » C. Maurras, Mes idées politiques.

L'inégalité de ce rapport le protège donc. Le roi, que nous appelons de nos voeux, est ce parent attentif qui veille sur son peuple, comme une mère le fait pour son enfant. Il faut une inégalité clairement ordonnée, où chaque personne a sa place. Pour reprendre ce que disait Marx « A chacun selon ses besoins, de chacun selon ses moyens ». Il faut être juste et équitable entre tous les individus, mais ne point prôner un égalitarisme forcené et absolu, sinon ce serait nier que tous les hommes sont différents entre eux. Les tenants de cette égalitarisme forcené veulent ainsi créer une société où une pensée unique serait la norme, la doctrine, tentative dictatorial que ne peuvent nier des régimes comme ceux de Hitler ou de Staline. Il faut de l'inégalité pour protéger le peuple et les consciences individuelles d'une emprise sur sa vie... Les inégalités, librement voulues et consenties, permettent l'équité et la justice sociale, dont manque cruellement notre démocratie actuelle du fait de sa volonté égalitariste. Il n'existe aucun rapport humain où l'égalité est la règle, la famille, l'amitié, l'amour sont eux aussi inégalitaire car d'une, tous les individus ne font pas partie de ces cercles et même à l'intérieur de ces cercles, des rapports de domination entre les individus ont lieu. Refuser l'inégalité, c'est donc refuser notre humanité...


« Il est né. Sa volonté n’est pas née, ni son action proprement dite. Il n’a pas dit Je ni Moi , et il en est fort loin, qu’un cercle de rapides actions prévenantes s’est dessiné autour de lui. Le petit homme presque inerte, qui périrait s’il affrontait la nature brute, est reçu dans l’enceinte d’une autre nature empressée, clémente et humaine : il ne vit que parce qu’il en est le petit citoyen. » C. Maurras, Mes idées politiques.

Blioberis

11.04.2009

Compte-rendu de la conférence sur Europe, Sécession à Tours

231991.jpgIl faut d'abord voir les différentes formes d'institutions de l'Union.

Il y a tout d'abord la commission, dont les commissaires sont des technocrates choisis en fonction de leur attachement à l'idée européenne. Le Conseil européen. La cour de justice qui interprète les textes européens toujours en faveur de cette même Union. Le parlement (dont les élections approchent) n'a qu'un rôle consultatif, ne conférant ainsi qu'une image illusoire de démocratie à l'Union Européenne. Et enfin la Banque Centrale Européenne qui est censée être indépendante de tous pouvoirs politiques.

La juridiction européenne accorde plus de pouvoirs aux étrangers (européens) par rapport aux nationaux, car les places au dessus des lois nationales, ne devant respecter que le droit européen.

Mais l'Action Française est-elle souverainiste ?

Le souverainisme est un combat infructueux, sclérosé par de vieux militants républicains. Le souverainisme est une invention de J. Bodin au XVIIème siècle. Nous ne sommes pas souverainistes, nous sommes NATIONALISTES! Le  peuple n'agit pas en lui-même, puisque ce sont ces représentants (qui le représente bien mal, ce qu'il suffit de constater lors du référendum sur le projet de constitution refusé par référendum, mais ratifié par le parlement) qui gouverne pour l'ensemble du peuple. Il ne faut pas défendre le peuple contre la machine étatique bruxelloise, mais défendre les peuples de France... Et ce n'est qu'en remettant la royauté en place et en sortant du monstre technocratique que les différents peuples de France pourront être respectés et protégés...

L'Union Européenne est-elle déjà une fédération ?

Le 4 février 2008 est ratifié le traité simplifié de Lisbonne, montrant que la France est dirigée par une oligarchie ayant perdue ses attaches dans le pays réel. Ces dirigeants sont plus réceptifs à l'économie internationale qu'aux intérêts supérieurs du pays. En effet, la justice nationale tend à protéger le plus faible, or avec le marché commun, c'est le plus fort qui gagne (rien que l'interdiction de vente, puis son obligation à être réintroduite dans les super-marchés de l'hexagone de la boisson Redbull est un exemple en soi...). Il y a donc une globalisation des élites, puisque les intérêts des classes dirigeantes se mondialisent.

Le traité de Lisbonne consolide, voire forme un Etat : l'Etat Européen, avec sa propre diplomatie et sa propre armée avec l'OTAN, comme inscrit dans le traité de Lisbonne... De plus, il est question que la Grande-Bretagne et la France abandonnent leurs sièges de membres permanent à l'ONU pour les céder à l'Etat Européen.



La République française, l'Union Européenne et l'OTAN sont intrinsèquement liés. Cela ne sert à rien de combattre les déperditions de souveraineté. Il faut défendre l'indépendance de la nation en demandant, conformément au traité de Lisbonne, qui le permet, la sécession du monstre européen, détruisant chaque jour d'avantage nos libertés...

 

Blioberis

25.02.2009

Les conséquences de la Révolution française sur l'agriculture

segolene-royal.jpgDans certaines familles, on arrive même plus à manger. Quand des parents n’arrivent plus à donner à manger à leurs enfants, en général ça va mal finir. Souvenons-nous de la Révolution françaiseSégolène Royal à propos de la crise en Guadeloupe.

N’en déplaise à Mlle Royal la Révolution française n’a pas eu lieu à cause d’une famine. Au contraire la Révolution française n’a pas réussi à améliorer l’agriculture française, elle n’a fait que l’appauvrir alors quelle connaissait une situation semblable à celle des autres agricultures d’Europe de l’ouest en 1788. La Révolution n’a pas “nourri” un peuple français “affamé”, elle a précarisé l’Agriculture et favorisé les inégalités.
Selon les historiens Jean-Claude Toutain et René Sédillot, la Révolution a apporté à l’agriculture: la suppression des droits féodaux et du droit de vaine pâture ainsi que le partage des communaux Néanmoins rien n’a changé, il n’y a pas une bête de plus, pas de prairies supplémentaires. Au contraire on cultive plus de terres, mais on les épuise plus vite et le rendement a nettement baissé. Les nouveaux acquéreurs restent ignorants: ils ont faim de terres, sont prêts à travailler, mais n’ont ni outils, ni engrais, et ne savent comment passer de la culture extensive à la culture intensive. Les petits paysans, qui sont la majorité, loin d’être favorisés par la suppression du droit de parcours et la vente des communaux, en sont ruinés.
Étrange révolution, faite au nom de l’égalité, qui a enrichi les riches et appauvri les pauvres. L’Angleterre de 1789 à 1815 a quant à elle vu ses agriculteurs s’enrichir et posséder de plus en plus de terres dépassant la productivité française très rapidement grâce à sa révolution agricole. Le Royaume d’Angleterre a préféré la révolution agricole et un enrichissement de ses petits propriétaires à une Révolution idéologique ruinant la France à la fois sur le plan démographique, artistique, agricole, industriel, commercial et banquier.
La Révolution en supprimant les protections sociales de l’Ancien Régime, comme les corporations par exemple, a en fait favorisé l’inégalité entre les hommes. Ségolène Royal devrait retourner étudier l’Histoire de France et cesser de tronquer la réalité historique à des fins électoralistes.

Pierre Richard

24.02.2009

Défense de l'université !

 

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La position de l’Action Française à propos de l’université n’est pas la simple conséquence des actuels évènements, à notre sens seulement révélateurs de la chute finale de cette belle institution.

Cela fait des dizaines d’années qu’elle sombre, délaissée par les élites et récupérée par  une certaine gauche. Elle devait être le fourre-tout de l’idéologie égalitariste : tout le monde a le droit au bac, tout le monde a le droit de faire des études supérieures, ce qui n’est pas dit c’est qu’ainsi tous ceux qui n’accéderaient pas aux filières d’excellence auraient le droit à une formation au rabais, sans valeur et conduisant directement aux postes subalternes dont la société capitaliste est si gourmande ou simplement au chômage de masse ; il ne faudrait pas oublier le droit si précieux d’être endoctriné par les belles âmes humanistes de Mai.

L’Université doit redevenir ce qu’elle était : une universitas, au sens médiéval, c’est-à-dire le lieu de l’intelligence, de la questio, du débat intellectuel, et enfin et surtout le lieu de la transmission des savoirs. Autant dire que pour nous, étudiants d’Action Française, l’université doit être au coeur de la cité comme berceau de la civilisation, notion si chère à notre vieux maître.

L’universitas est une universalité : elle est accès à l’universel par la transmission des savoirs, par l’élévation des jeunes par leurs maîtres, parce que du particulier à l’universel nous touchons l’ordre du monde, le cosmos, nous formons une civilisation (qui n’est rien d’autre qu’une voie particulière d’accès à l’ordre supérieur des choses, non pas une race ou un quelconque système économique, c’est pour cela qu’il n’y a pas de civilisation blanche ou capitaliste).

L’université est universalité également au sens juridique : l’État ne saurait y intervenir, encore moins son bras armé, la police, ou son équivalent économique, le marché. Elle est autonome, elle seule saurait décider des règles qui la commandent. Pour cette raison nous réclamons l’autonomie intégrale des universités.

Elle est universalité car cité au coeur de la cité elle est une communauté d’égaux et de leurs disciples appelés à s’élever à cette dignité. L’université devrait être un exemple vivant de la communauté la plus excellente, celle des amis. En bref l’université devrait être un sanctuaire.
Elle est loin l’université que nous appelons de nos voeux.

Voila pourquoi nous récusons le décret Pécresse modifiant le statut des enseignants-chercheurs, seuls ces derniers sont maîtres de leurs recherches et enseignements, et seuls ils devraient diriger le destin de leur communauté. Cela signifie que nous refusons aussi la toute puissance du président de l’université. Toutefois la contrepartie évidente de l’autonomie est l’excellence, c’est-à-dire la sélection : des professeurs autant que des étudiants. Il est impensable qu’une université autonome, visant comme toute communauté politique à l’excellence, se voit imposer son recrutement de l’extérieur. Nous réclamons donc l’abolition du baccalauréat et la sélection sur concours à l’entrée des universités. Par ailleurs cela pourrait avoir des effets bénéfiques sur l’ensemble du système scolaire si l’on laissait aux familles quelque liberté pour choisir l’établissement de leur progéniture.

Quant au financement, à côté de la réévaluation des droits d’inscription, nous appelons de nos voeux une véritable politique de bourses, menée par les universités elles-mêmes, permettant aux étudiants les plus méritants (et non les plus défavorisés) de financer intégralement leur cursus universitaire, de sorte que cela serait bénéfique aux établissement eux-mêmes, ainsi pourvus en bons étudiants, et à ces derniers. Nous appelons également à un financement autonome par le biais des droits d’inscriptions et de fondations encore à créer, par exemple d’anciens élèves ; car l’État et le marché ne devraient pas être en rapport direct avec ce sanctuaire. Cependant l’État pourrait accorder un chèque scolaire à chaque étudiant, qui le reverserait à l’établissement de son choix. De cette manière pourraient notamment être préservées les filières fondamentales concernant la civilisation : les humanités.

Pour aujourd’hui, derrière le slogan “autonomie, excellence, communauté” nous appelons les étudiants à soutenir leurs professeurs et à dire non au décret Pécresse. Contactez-nous pour les manières d’agir car bien souvent, dans nos facs, ce sont les vieux trotskistes qui tiennent les mouvements.

19.12.2008

« Ultra gauche » rafle chez les hommes libres ?

arton2444.jpgSoyons clair, nous ne pouvons cautionner les actes de sabotage perpétrés contre le réseau ferré SNCF. Cependant, que ce soient les activités du groupe interpellé (auto gestion, critique de la modernité, lutte contre la mondialisation), comme leur tentative de culpabilisation par les médias et les politiques, ils ne peuvent attirer que notre curiosité, voire notre sympathie.

Car on ne peut que s’étonner du silence assourdissant des médias et sur le devenir des dix membres interpellés, et sur celui de la garde à vue, le résultat des perquisitions étant affligeant et de mauvaise foi. Après le battage médiatique faisant planer le spectre d’une nouvelle bande à Bader ou Fraction Armée Rouge, la chape de plomb médiatique est retombée, pas plus d’infos non plus sur la manifestation de soutien à Julien C « meneur » du groupe et qui s’est soldée par une arrestation générale des manifestants.

Outre la démarche fort intéressante du mouvement (localisme ré-enraciment, développement de la convivialité), le traitement de l’affaire, et le montage journalistique n’est pas sans rappeler l’affaire des Irlandais de Vincennes (http://enquetedeverite.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/0...l) ou comment monter une grosse entourloupe avec rien. Car quelles étaient les présomptions de la presse ? Somme toute, rien que de très banal, que l’on pourrait nous reprocher aussi : ils ont participé aux grandes manifestations contre la mondialisation (qui n’a jamais participé à des manifestations)… manifestations en marge desquelles il y a eu des violences… de là à les en tenir responsables, la presse ne fait qu’un pas. Ils tiennent des blogs et des sites et même des propos subversifs (qui n’en tient pas ?), ils ont du matériel d’escalade, et de quoi faire des bombes (qui n’a pas de sucre, de l’ammoniac ou du désherbant chez lui… surtout à la campagne). Et en plus, comble du comble, ils ont même des livres (que celui qui n’a pas quelques livres de Maurras ou de Marx lève la main, la boutique est ouverte).

Bref, en gros, que ce soient les identitaires il y a quelques mois condamnés de façon inique, ou « l’ultra gauche » (dont ils ne se revendiquent pas d’ailleurs), aujourd’hui, le couperet totalitaire rase de plus en plus près de la « pensée normale », réduisant peu à peu le champ du balancier (un coup à gauche, un coup à droite), et présente notre monde actuel capitaliste, mondialiste, libéral, comme la seule possibilité pour les mille ans à venir…

Dénonçons dés aujourd’hui l’injustice qui est faite à ces gens, car non seulement demain cela sera sans doute notre tour, mais surtout, parce qu’il est sain de défendre ceux qui cherchent… et qui parfois se trouvent, pour proposer des alternatives réelles au monde pourri dans lequel nous vivons.

Adrien Charvet

03.11.2008

Elections présidentielles aux Etats-Unis

04d40de8-5e6c-11dd-9480-8f2d5d7a0440.jpgLes médias français nous disent que Mac Cain est mort et enterré, que Obama va être le premier président noir des Etats Unis d'Amérique.

Première chose, Mr Obama n'est pas noir. Il est métisse, bon c'est la chose qui semble la moins importante mais qui a des imbrications avec le deuxième point.

Deuxièment, Mr Obama n'est pas encore élu. Du fait, qu'il soit métisse, ni les blancs et encore moins les noirs ne se reconnaissent en lui...De plus, les sondages sont fossés par le possible effet Bradley, où pour ne pas se montrer « raciste » l'électeur sondé va dire voté pour le candidat de couleur, plutôt que pour le candidat blanc... Cet effet n'est pas à négligé. Dans les sondages, nous constatons également une remonté du candidat républicain. Mais n'oublions pas que ces mêmes sondages, ce sont totalement trompé lors de la campagne précédente mettant John Kerry largement en tête... Ce fut Bush qui gagna... Alors attendons le vote des américains avant de se prononcer...

Blioberis

01.10.2008

Contre la vie chère !

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29.09.2008

La chienlit financière

 

La chienlit financière

 

En démocratie, le pouvoir est dû à l'argent, selon Charles Maurras. En voyant à quel point, les « grands » de ce monde, Bush et « notre très cher président » Sarkozy, s'inquiètent pour éviter que les actionnaires perdent leurs investissements. Comme d'habitude, le petit Nicolas, a trahi ses électeurs en se disant libéral et, dès la première difficulté décide d'étatiser l'économie.

 

Qu'est ce que cette crise ?

 

Il s'agit de la continuation de la crise des subprimes. Les « subprimes » sont des prêts américains devant permettre l'accession à la propriété des citoyens yankees. Le seul problème, c'est que le taux d'intérêt en est variable. Il se modifient en fonction de la valeur du bien immobilier ; si le prix de la maison chute, le taux augmente. C'est ce qui s'est passé. Les organismes prêteurs saisirent les maisons puisque le taux d'intérêt a monté si haut que la plupart des emprunteurs ne pouvaient plus payer. Mais devant les nombreuses ventes de maisons, les prix de l'immobilier chutent, si bien que les maisons sont vendus à une valeur inférieure à celle de départ. Les instituts de crédits font faillite, entraînant non seulement les banques américaines mais également les banques européenne. Les banques sont alors obligés de vendre leurs actifs. Les marchés s'effondrent, d'où cette crise internationale puisque tous les marchés sont interconnectés.

 

Passage de la crise économique à la crise politique.

 

« Le progrès tel que le conçoit la démocratie tend à assurer à l'individu des ressources viagères, mais en le rendant tributaire d'organisations capitalistes » (Charles Maurras, Mes idées politique, BUP, 1937).

En effet, le travailleur français subit les organismes internationaux s'en même sans rendre compte... La démocratie a vendu le travailleur à la bourse et aux banques. Pour bien voir cela, il suffit de se rappeler que la crise touche seulement un secteur, celui de la finance. L'ensemble des travailleurs, que dis-je des français, vont devoir supporter ses temps difficiles avec « du sang froid, de la ténacité et du courage » (François Fillon cité par le Figaro.fr). Le gouvernement français, nous apprend que « la crise actuelle aura des conséquences sur la croissance, sur le chômage et sur le pouvoir d'achat »(François Fillon). Mais gouverner n'est-ce pas prévoir ? Prévoir ce type d'évènement car même notre premier ministre reconnaît que c'est « une crise comme il s'en produit une ou deux fois par siècles » ?

Notre cher président, veut quant à lui, interdire les excès du capitalisme au niveau mondial... Doux rêveur. C'est bien dans la pensée démocratique de vouloir ainsi tout gérer, de tout placer sous la coupe réglée de l'Etat puisque le citoyen est tributaire d'organisation capitaliste « extérieures et supérieures à lui et dont l'Etat est tantôt le gérant, tantôt le président, tantôt le maître absolu ». (Charles Maurras, Mes idées politique, BUP, 1937)

 

En effet, le déficit, selon le budget mis en place par ce gouvernement pour 2009, doit être en hausse. Il n'y aura pas de retour à l'équilibre avant la fin de leur mandat. Pour ce faire, nos gouvernants tablent sur une croissance entre 1 et 1,5%. Or les experts tablent eux sur une croissance entre 0,5 et 0,8%, ce qui ne devrait pas permettre de réduire le déficit en 2012, à 0,5% du PIB comme ils l'estiment. Nos gouvernant plutôt que d'essayer de limiter par tous les moyens le chômage, préfère faire de l'argent puisque: «  c'est l'Argent qui fait le pouvoir de la démocratie. Il le choisit, le crée et l'engendre. » (Charles Maurras, Mes idées politique, BUP, 1937)

 

Blioberis

 

20.03.2008

Le Muscadin

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Lisez le Muscadin, l'organe de combat de la jeunesse royaliste du Forez.

 Disponible en PDF :

http://lemuscadin.hautetfort.com/media/02/00/989801436.pdf

Le site du journal : 

http://lemuscadin.hautetfort.com/

 

 

08.03.2008

Notre nationalisme

La tradition du « nationalisme intégral » telle qu’elle est promue par les royalistes issus notamment de la culture d’Action Française diffère assez radicalement de celle qui est véhiculée, que ce soit pour la défendre ou la remettre en cause, par les “élites” républicaines et qui prévaut le plus largement aujourd’hui.

Pour Maurras le nationalisme n’est pas une option idéologique.


C’est plutôt l’achèvement et la conséquence d’un raisonnement qui a pour principe la défense des libertés locales, celles dont le peuple, les peuples devrait on dire pour respecter l’esprit Maurrassien, ont le plus consciemment besoin. Maurras en effet trouve la première matière de son combat dans le mouvement Félibrige, et au delà dans la prise de conscience régionaliste opposée à la doctrine uniformisatrice de la république jacobine.
Le “vive la Nation” idéologique de la révolution, plaçait la nation comme fin et non comme moyen de l’existence des peuples.

Les représentants élus de la convention détenaient des pouvoir exorbitants, parce qu’ils disaient en être l’incarnation. Ils étaient la Nation comme l’empereur romain était jadis le dieu vivant.
Avec la méthode pragmatique de l’Empirisme organisateur, Maurras considérait quant à lui que le cadre le plus adapté pour l’épanouissement de la société française était bien-sûr la nation (entendu comme royaume). Ce cadre, à une échelle déjà choisie naguère par les capétiens, permettait de réguler, en maintenant une certaine unité, les très nombreuses libertés dont disposait l’incroyable mosaïque de territoires composant notre pays. Le tout fédéré à la tête par le roi.
Dès lors notre combat n’à rien de commun avec celui des jacobins et autres nationalistes idéologiques qui conçoivent la nation comme un bloc étanche, pur, et dont le sang des peuples constitue le ciment. Le « National Socialisme » n’est rien d’autre que cette représentation idéalisée d’une nation comme fin indépassable qui justifie les pires exactions policières au nom de l’intérêt général. Quelle différence entre Robespierre et Hitler ?

Le second avait à sa disposition des moyens d’extermination plus modernes, ce qui explique le nombre plus élevé de victimes.

L’idéologie « Nazie » est bien fille de la révolution française.

C’est pourquoi on ne saurait trop rappeler à ceux qui se présentent comme royalistes qu’il y a là une raison supplémentaire d’être prudent et lucides dans leurs alliances.

Si le triomphe de la pensée de Maurras a permis à la France d’éviter de tomber dans la tentation fasciste avant guerre, nous devons en tirer les leçons. Il ne faut pas confondre « compromis nationaliste » et « confusion mentale ».

La confusion chez certains qui s’affirment « royalistes d’extrême droite » vient probablement de l’embourgeoisement du terreau royaliste et catholique, devenu conservateur et épidermique en se croyant réactionnaire. Les fameux « imbéciles » évoqués par Bernanos.

Les rejetons de ces familles se réfugient dans des postures radicales et peu réfléchies sous l’œil trop peu réprobateur et trop largement complaisant des aînés qui se disent nationalistes.

La question sociale peut bien constituer la ligne de fracture la plus visible.
De Marx à Hitler en passant par Staline, les masses populaires constituent la force de frappe qui alimente le moteur de la révolution.

C’est la piétaille, la chair à canon qui par vagues successives, progresse comme une marée montante que nul ne peut arrêter.

A quel prix? Peu importe, le but étant d’utiliser sans scrupule et avec une démagogie sans faille cette force pour abattre les régimes de l’ancien monde. Selon la nature des pays concernés, qu’ils appartiennent ou non à un empire, on utilisera de la même façon les idéologies nationalistes pour libérer les peuples opprimés, ou les idéologies internationalistes pour lutter contre la classe dominante , elle même internationale, qui exploite les prolétaires de tous les pays.

Pour Maurras la question sociale était une affaire de proximité et d’harmonie de la société.

Le nationalisme de Maurras voulait défendre les français contre “la fortune anonyme et vagabonde” qui se caractérisait par son absence d’identité. Ce contre quoi Maurras se dressait était en réalité le capitalisme international qui n’a cessé de vouloir détruire les nations pour bénéficier sans entraves du formidable accroissement des richesses que constitue la loi de l’offre et de la demande.
La nation constitue donc avant tout la première protection sociale du peuple.
Des gens qui cohabitent dans un vaste espace , mais cependant limité avec des règles partagées, dans lesquelles ils se reconnaissent solidairement, ont plus de chance d’être respectés que ceux qui sont livrés au pouvoir de capitalistes étrangers sans attaches communes et poursuivant une démarche purement financière sans égard pour autre chose que leur propre fortune.



Dans” la grande peur des biens pensants” Bernanos souligne le décalage qui pouvait exister dans une république corrompue, entre les auteurs des scandales de Suez ou Panama, et les artisans, encore nombreux en ce temps là, à l’honnêteté scrupuleuse qui n’auraient jamais osés tromper leurs clients sur l’exactitude d’une facture.

Cela a pu permettre des dérives regrettables et injustifiables dans l’Histoire, mais cela annonçait la nouvelle culture du profit qui blessait en profondeur ce peuple ancré dans les valeurs chrétiennes depuis des siècles.

La nation ne peut protéger socialement son peuple que dans le contexte ou Maurras lui assignait sa mission. 


 Des officiers comme la Tour du Pin et Albert de Mun, tout les deux forcément nationalistes au sens royaliste du terme, ont réalisé après notamment les événements de la Commune à quel point la nation républicaine avait abandonné le peuple qu’elle avait su utiliser pour les guerres et révolutions qu’elle suscitait précisément au nom de la nation.

Ils se sont appuyés sur la doctrine sociale de l’église exprimée dans l’encyclique « Rérum Novarum » de Léon XIII. 




Le principe de subsidiarité qui définit le rôle de chacun, chaque groupe, chaque communauté naturelle ou de destin, en fonction de son degré de compétence déclinant les niveaux de responsabilité dans la société, repère le cadre national comme cadre ultime au delà duquel il n’y a plus de lisibilité d’appartenance suffisamment forte pour justifier une réelle et résistante solidarité.

Pour nous en France, notre histoire écrite tout au long de plus de quinze siècles, a forgé des liens solides et diversifiés, qui permettent d’assumer la diversité de nos peuples tout en garantissant, la cohésion de l’ensemble.
Encore faut-il, à la tête de cet ensemble, un souverain protecteur, indépendant des factions et des oligarchies, qui puisse garantir à chacun sa place et ses droits.

Perceval

Vu sur : http://lesmanantsduroi.com/articles2/article31248.php

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