27.02.2009
Assises du royalisme

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25.02.2009
Les conséquences de la Révolution française sur l'agriculture
“Dans certaines familles, on arrive même plus à manger. Quand des parents n’arrivent plus à donner à manger à leurs enfants, en général ça va mal finir. Souvenons-nous de la Révolution française” Ségolène Royal à propos de la crise en Guadeloupe.
N’en déplaise à Mlle Royal la Révolution française n’a pas eu lieu à cause d’une famine. Au contraire la Révolution française n’a pas réussi à améliorer l’agriculture française, elle n’a fait que l’appauvrir alors quelle connaissait une situation semblable à celle des autres agricultures d’Europe de l’ouest en 1788. La Révolution n’a pas “nourri” un peuple français “affamé”, elle a précarisé l’Agriculture et favorisé les inégalités.
Selon les historiens Jean-Claude Toutain et René Sédillot, la Révolution a apporté à l’agriculture: la suppression des droits féodaux et du droit de vaine pâture ainsi que le partage des communaux Néanmoins rien n’a changé, il n’y a pas une bête de plus, pas de prairies supplémentaires. Au contraire on cultive plus de terres, mais on les épuise plus vite et le rendement a nettement baissé. Les nouveaux acquéreurs restent ignorants: ils ont faim de terres, sont prêts à travailler, mais n’ont ni outils, ni engrais, et ne savent comment passer de la culture extensive à la culture intensive. Les petits paysans, qui sont la majorité, loin d’être favorisés par la suppression du droit de parcours et la vente des communaux, en sont ruinés.
Étrange révolution, faite au nom de l’égalité, qui a enrichi les riches et appauvri les pauvres. L’Angleterre de 1789 à 1815 a quant à elle vu ses agriculteurs s’enrichir et posséder de plus en plus de terres dépassant la productivité française très rapidement grâce à sa révolution agricole. Le Royaume d’Angleterre a préféré la révolution agricole et un enrichissement de ses petits propriétaires à une Révolution idéologique ruinant la France à la fois sur le plan démographique, artistique, agricole, industriel, commercial et banquier.
La Révolution en supprimant les protections sociales de l’Ancien Régime, comme les corporations par exemple, a en fait favorisé l’inégalité entre les hommes. Ségolène Royal devrait retourner étudier l’Histoire de France et cesser de tronquer la réalité historique à des fins électoralistes.
Pierre Richard
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24.02.2009
Défense de l'université !

L’Université doit redevenir ce qu’elle était : une universitas, au sens médiéval, c’est-à-dire le lieu de l’intelligence, de la questio, du débat intellectuel, et enfin et surtout le lieu de la transmission des savoirs. Autant dire que pour nous, étudiants d’Action Française, l’université doit être au coeur de la cité comme berceau de la civilisation, notion si chère à notre vieux maître.
L’universitas est une universalité : elle est accès à l’universel par la transmission des savoirs, par l’élévation des jeunes par leurs maîtres, parce que du particulier à l’universel nous touchons l’ordre du monde, le cosmos, nous formons une civilisation (qui n’est rien d’autre qu’une voie particulière d’accès à l’ordre supérieur des choses, non pas une race ou un quelconque système économique, c’est pour cela qu’il n’y a pas de civilisation blanche ou capitaliste).
L’université est universalité également au sens juridique : l’État ne saurait y intervenir, encore moins son bras armé, la police, ou son équivalent économique, le marché. Elle est autonome, elle seule saurait décider des règles qui la commandent. Pour cette raison nous réclamons l’autonomie intégrale des universités.
Elle est universalité car cité au coeur de la cité elle est une communauté d’égaux et de leurs disciples appelés à s’élever à cette dignité. L’université devrait être un exemple vivant de la communauté la plus excellente, celle des amis. En bref l’université devrait être un sanctuaire.
Elle est loin l’université que nous appelons de nos voeux.
Voila pourquoi nous récusons le décret Pécresse modifiant le statut des enseignants-chercheurs, seuls ces derniers sont maîtres de leurs recherches et enseignements, et seuls ils devraient diriger le destin de leur communauté. Cela signifie que nous refusons aussi la toute puissance du président de l’université. Toutefois la contrepartie évidente de l’autonomie est l’excellence, c’est-à-dire la sélection : des professeurs autant que des étudiants. Il est impensable qu’une université autonome, visant comme toute communauté politique à l’excellence, se voit imposer son recrutement de l’extérieur. Nous réclamons donc l’abolition du baccalauréat et la sélection sur concours à l’entrée des universités. Par ailleurs cela pourrait avoir des effets bénéfiques sur l’ensemble du système scolaire si l’on laissait aux familles quelque liberté pour choisir l’établissement de leur progéniture.
Quant au financement, à côté de la réévaluation des droits d’inscription, nous appelons de nos voeux une véritable politique de bourses, menée par les universités elles-mêmes, permettant aux étudiants les plus méritants (et non les plus défavorisés) de financer intégralement leur cursus universitaire, de sorte que cela serait bénéfique aux établissement eux-mêmes, ainsi pourvus en bons étudiants, et à ces derniers. Nous appelons également à un financement autonome par le biais des droits d’inscriptions et de fondations encore à créer, par exemple d’anciens élèves ; car l’État et le marché ne devraient pas être en rapport direct avec ce sanctuaire. Cependant l’État pourrait accorder un chèque scolaire à chaque étudiant, qui le reverserait à l’établissement de son choix. De cette manière pourraient notamment être préservées les filières fondamentales concernant la civilisation : les humanités.
Pour aujourd’hui, derrière le slogan “autonomie, excellence, communauté” nous appelons les étudiants à soutenir leurs professeurs et à dire non au décret Pécresse. Contactez-nous pour les manières d’agir car bien souvent, dans nos facs, ce sont les vieux trotskistes qui tiennent les mouvements.
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